Recherches et impressions en cours d’Art-Émilion à l’atelier Kitchen PRINT

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Actuellement en phase de recherches et de tirages, je prépare pour ma prochaine exposition qui se déroulera durant les deux premières semaines d’août 2026 à la galerie du Poiron à Épinal. Je réalise une série d’images inspirées de mes Vosges natales, rêvant la nature les yeux ouverts pour tenter de la mettre en valeur, de la partager avec respect auprès du public; elle m’apaise bien que j’ai peur pour elle, je l’aime tant.

Je pense appeler « Nuitées » cette série d’images semblant se dérouler à la lune levante.

C’est une forme d’estampe impressionniste ou fauviste pour ainsi dire; mais aussi elle est graphique, simplifiée et presque calligraphique.

Un jour, il y a fort longtemps, durant mes études à l’école supérieure d’art d’Épinal, une camarade coréenne m’a fait une remarque surprenante. En voyant un de mes dessins représentant la forêt de sapins qu’il y avait derrière chez moi, elle s’est exclamée : « Émilie, je lis le mot « Forêt » en coréen partout dans ton dessin sur toutes les cimes de tes sapins ! « Il va sans dire que je ne connaissais pas du tout le Coréen, ni aucune langue d’Asie. En effet, j’applique toujours peu ou prou les mêmes gestes pour dessiner les cimes des sapins et il semble donc que sans le vouloir, je forme l’idéogramme asiatique signifiant « forêt » quand je dessine un sapin…

Je me laisse guider par le pinceau sur la matrice (ici se sont des feuilles d’aluminium) et par les crachis qui ne sont jamais exactement comme je le souhaite, mais je m’incline et j’accepte l’œuvre… de la nature! Il pleut comme des étoiles, des bulles de savon ou encore des motifs de fourrures, et c’est bien ainsi. Certains animaux mythiques et en danger comme des coqs de Bruyères, des chouettes, des lynx peuplent parfois mes paysages alugraphiques. J’aime à les réaliser au pochoir, ils sont comme des fantômes libres, des silhouettes gardiennes des lieux. Cette série est une suite logique finalement à ma précédente série intitulée « Promenades imaginaires » (kitchen lithographies sur plaques et dont les animaux étaient en papier découpés).

Évoquer, représenter des animaux est une manière aussi de faire prendre conscience de leur importance pour que notre monde soit monde. La réintroduction du Grand Tétras (ou coq de Bruyères) dans les Vosges est actuellement en cours et fait polémique. Ce gallinacée aime les grands froids et la tranquillité, mais c’est malheureusement ce qui semble lui manquer pour continuer à vivre dans le massif vosgien.

Bon visionnage des estampes en cours de création.

Je pense que le titre de l’estampe ci-dessus sera « Musicien de Bruyères », en référence au conte des frêres Grimm « Les musiciens de Brême » et à « Bruyères » qui est aussi le nom d’une petite ville des Vosges.

Notez dans vos agendas ! Exposition « Nuitées » d’Art-Émilion du 03 au 15 août 2026 à la galerie du Poiron à Épinal, (France).

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