Catégorie : NEWS, PRESSE · Pas de commentaires · par 5 septembre 2020

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Monique Arrielo Laugier est une artiste devenue une amie au fil du temps, son soutien depuis le début m’est précieux. Elle expose ses gravures dont les dernières ont été réalisées suivant mes recettes de gravure simple (en gravure sur métal à la cire de soja, c.f. précédent article) et elle m’a dit que ce renouveau technique lui offre de nouvelles perspectives dans sa création de gravures. C’est exactement le but recherché me concernant. Heureuse aussi de me voir citée dans l’article ci-dessous présentant son exposition.

Allez voir son travail (jusqu’au 30 octobre) si vous êtes de passage dans les Alpes de Haute Provence au Musée de la Vallée à Barcelonette !

http://www.barcelonnette.com/culture/musee.html



Simon Burder, lithographe paysagiste anglais à Oaks Editions Lithography Studio

Catégorie : NEWS · Pas de commentaires · par 1 septembre 2020

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Simon Burder est un artiste lithographe interrogeant le paysage et dont la rencontre dans son atelier Oaks Editions Lithography Studio est à ne pas manquer si vous êtes de passage à Londres.

Depuis sa visite un jour dans mon atelier en 2015, nous avons gardé le contact. J’ai eu le plaisir de l’accueillir en tant qu’artiste à mon stand au salon Art Up Lille 2016 pour l’édition de Kitchen lithographies. Après son dessin sur le marbre, j’avais préparé la pierre avec mes méthodes d’acidulation au cola et imprimé pour lui plusieurs exemplaires (article souvenir ici). Par ailleurs, il a été une aide précieuse pour la traduction anglaise de mes dernières recherches « Kitchen Litho Suite » et « la Gravure Simple », en lien ici.

C’est grâce à ces personnalités passionnées et ouvertes d’esprit que l’activité de l’Atelier Kitchen Print prend sens et continue. Merci Simon.

Entrance to a House – Simon Burder

Simon Burder searches in his work for a sense of place, particularly influenced by mid-20th century English landscape tradition.  

He is drawn to locations that are marked by human activity – journeying, working, dwelling – and looks for contrasts of shape, light, colour and texture to establish a dynamic structure in his drawings and prints.

The pier is a location that reminds him of the mass migrations of today. He uses lithography to create a connection between the natural rock contrasted with the angular concrete pier.  The triptych format and shifting horizon allude to frames of a movie, emphasising a sense of movement and being in a boat. 

A graduate in Fine Art from Exeter College of Art, Burder was awarded a French Government Scholarship to study lithography at the Ecole des Beaux Arts in Paris in 1980 and the Birgit Skiold Prize at the National Print Exhibition, London, in 2002.

S. B.
Lane to Drumtarlie – Simon Burder

He has exhibited widely since 1982, notably at the Bradford Print Biennale, Glasgow Print Studio, the Cleveland Drawing Biennale, SPGW – International Contemporary Lithography at MOMA Wales, RBSA Print Biennale, Birmingham, National Original Print Exhibition (NOPE) and ‘The Masters: Screen and Stone’ at Bankside Gallery, London, the International Lithographic Symposium, Tidaholm, Sweden, and the Royal Academy Summer Exhibition.

His work is held in public collections including The British Library, Aberystwyth University, Cambridge University Library and Sheffield City Art Gallery.

S. B.
North Berwick Old Pier – Simon Burder

Simon Burder cherche dans son travail un sens du lieu, particulièrement influencé par la tradition paysagère anglaise du milieu du XXe siècle. Il est attiré par des lieux marqués par l’activité humaine – voyage, travail, habitation – et recherche des contrastes de forme, de lumière, de couleur et de texture pour établir une structure dynamique dans ses dessins. La jetée est un lieu qui lui rappelle les migrations massives d’aujourd’hui. Il utilise la lithographie pour créer une connexion entre la roche naturelle contrastée avec la jetée angulaire en béton. Le format du triptyque et l’horizon changeant font allusion aux images d’un film, mettant l’accent sur une sensation de mouvement et d’être dans un bateau. 

Diplômé en Beaux-Arts de l’Exeter College of Art, Burder a reçu une bourse du gouvernement français pour étudier la lithographie à l’École des Beaux Arts de Paris en 1980 et le prix Birgit Skiold à l’Exposition nationale de l’estampe en 2002 à Londres. Il a beaucoup exposé depuis 1982, notamment à la Bradford Print Biennale, Glasgow Print Studio, la Cleveland Drawing Biennale, SPGW – International Contemporary Lithography au Musée d’Art Moderne du Pays de Galles, RBSA Print Biennale, Birmingham, National Open Print Exhibition (Exposition Nationale d’Impression Originale) et ‘The Masters: Screen and Stone’ (Les maîtres: écran et pierre) à Bankside Gallery, Londres, le Symposium international de lithographie, Tidaholm, Suède, et l’exposition d’été de la Royal Academy. Son travail est conservé dans des collections publiques, notamment la British Library, l’Université d’Aberystwyth, la Cambridge University Library et la Sheffield City Art Gallery.

S. B.

Simon Burder website http://www.oaksfineart.co.uk/index_simonburder.htm



De la lithographie de Engelmann à la chromolitho diaphane Savon Le Chat

Catégorie : NEWS · (2) Commentaires · par 26 août 2020

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Les lithographies présentées dans cet article sont en quelque sorte le fruit du hasard car elles sont venues au grès de mes découvertes (et achats) en brocante cet été. De Engelmann au Savon Le chat, il n’y a qu’un pas… si on veut bien ! 😸

LITHOGRAHIE

J’ai trouvé une belle lithographie de Godefroy Engelmann, grand lithographe français (né en 1788 et décédé à Mulhouse en 1839) ayant appris la lithographie auprès d’Aloys Senefelder, inventeur de la lithographie. Engelmann est connu pour avoir a perfectionné les effets de l’aquatinte lithographique (ou lavis lithographique) en grainant finement la pierre et en frottant ensuite le crayon dessus.

Godefroy Engelmann http://fr.wikipedia.org/wiki/Godefroy_Engelmann

Lithographie originale dessinée sur pierre par Villeneuve, lithographiée par Engelmann, datant de 1824, de format 33×26 cm. Page 140, Titre « La Feuillée, Val D’Ajoux » (Val d’Ajol dans Les Vosges).

Cette lithographie semble faire partie d’un livre illustré présentant les hauts lieux touristiques de l’époque intitulé « Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, dirigés par le baron Taylor« .

Le Val d’Ajol est situé juste à côté de la ville thermale de Plombières-Les-Bains et il y avait une maison de convalescence à La Feuillée. À l’époque, tous ces endroits étaient très prisés par l’aristocratie qui y venait en cure. De mon côté, je connais le Val d’Ajol et la route à la vue impressionnante et sinueuse qui y mène (quand on vient par Plombières) car j’y ai séjourné régulièrement durant mon enfance. À savoir que les personnes répondant au nom de « Aizier » dans Les Vosges sont (au départ) originaires ce village.

Le point de vue depuis La Feuillée existe toujours et il est maintenant aménagé avec des tables de pique-nique pour accueillir nos touristes contemporains de passage. Visible sur Googlemaps, on peut « comparer » le point de vue, 200 ans plus tard avec la lithographie d’Engelmann. https://www.google.com/maps

CHROMOLITHOGRAPHIE

Engelmann a déposé un brevet pour la chromolithographie qui consiste en l’impression superposée de couleurs pour former une image.

La lithographie a servi pour l’impression de paysages, d’affiches commerciales mais aussi d’emballages de produits et d’étiquettes. Ci-dessous, la lithographie « Savon Le Chat » de H. Laas, imprimeur lithographe (fin 18e début 19e siècle) basé à l’époque à Paris au 16, rue Pierre Levée. Il semble qu’on ne sache pas qui est l’auteur-illustrateur de cette image publicitaire de format 21 x 30 cm. Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) a été un des plus grands artistes affichistes imprimé chez H. Laas.

« Bien avant l’invention du procédé lithographique par Aloys Senefelder, se posa la question de la couleur. Jacob Christoph Le Blon fut l’inventeur dès avant 1740 du principe de l’impression en quadrichromie, mais celui-ci passait par la gravure et l’encrage de différents cuivres que l’on devait caler de façon très précise. Senefelder lui-même a imprimé des lithographies en plusieurs couleurs, en utilisant plusieurs pierres, une pour chaque couleur souhaitée. D’autres tentèrent d’appliquer plusieurs couleurs sur la même pierre, avec des succès variables.

Le mérite d’Engelmann sur ses nombreux concurrents est d’avoir mis au point vers 1836 une méthode à la fois théorique : l’emploi des trois couleurs primaires, le cyan (bleu), le jaune et le magenta (rouge), auxquelles on ajoute le noir, pour obtenir toutes les teintes et les nuances possibles (ce qui constitue toujours le principe de l’impression en couleurs actuelle, ou quadrichromie), et pratique : la mise au point de presses lithographiques munies de systèmes élaborés pour obtenir un bon repérage des impressions successives. Habituellement, le papier était légèrement humidifié : Engelmann supprima cette obligation qui occasionnait des déformations, et donc de mauvais repérages. »

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Chromolithographie

Je n’ai vu nullepart cette image sur internet. Une seule s’en rapproche (celle ci-contre) avec l’illustration d’un chat à l’effet réaliste datant de 1895. Les autres représentations par la suite dans les publicités « Le Chat » seront bien moins sauvages, d’aspect beaucoup plus mignon mais, à mon goût, moins fascinant.

Image « Demandez Le Chat » Source http://gallica.bnf.fr

VITRAUPHANIE (OU DIAPHANIE)

On voit sur la photo ci-dessous que l’image a été imprimée sur un papier transparent car elle était en fait destinée à être collée sur un carreau de fenêtre dans la boutique. L’envers de ce papier était sensible à l’eau. Il fallait humidifier le verre et appliquer ensuite l’image dessus. Les instructions de collage étaient imprimées sur un autre papier du même format que l’image.

Wikipédia semble indiquer qu’un des fils à Engelmann (Jean) serait l’inventeur de la diaphanie mais ils l’attribuent dans un autre article à un certain M. Levens. J’avoue ne pas savoir si c’est lui ou M. Levens…

J’ai utilisé une table lumineuse pour apprécier la transparence de l’image imprimée sur transparent et en voici le résultat, on remarque la vivacité du bleu et du rouge, le noir restant opaque.

« L’usage initial de la vitrauphanie a donc été la réalisation de «faux vitraux». De nombreux fabricants proposaient un grand nombre de modèles, qui furent surtout utilisés pour des appartements (des vestiges peuvent encore être vus sous forme, notamment, d’imitations de carreaux colorés) et relativement peu pour des églises. La maison Rosey faisait imprimer ses décors par Engelmann, l’inventeur de la chromolithographie, et par M. Levens, inventeur du procédé de la « diaphanie ». En 1857, on installa un vitrail « en chromo-transparence » dans une des chapelles de l’église Saint-Roch de Paris, qui fut retiré par l’administration municipale en 1861. » Source Wikipedia, article chromolithographie.

« Godefroy Engelmann revint alors à Mulhouse et fonda avec son fils Godefroy la Société Engelmann père et fils. Ses recherches techniques l’amenèrent à breveter début 1837 la chromolithographie perfectionnée ensuite par des pionniers tel que le lithographe autrichien Peter Fendi, et par son fils Jean, associé dans l’ancien établissement de Paris à Pierre Thierry. Jean inventera la diaphanie ou chromo-lithographie transparente, destinée à être collée sur verre, Jean mourra en 1875. » Source Wikipedia, article Engelmann.

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitrauphanie

Le chat, un petit félin malin mascotte pour du savon de Marseille mais aussi pour mes éditions « Les manuels du Chat! » 😺ah

Bonne fin d’été à tous !